Que se passe-t-il au cours du diabète sucré?

Le diabète sucré est caractérisé par un taux de glycémie élevé (hyperglycémie). Chez les personnes non diabétiques, l'hormone appelée insuline, fabriquée par l'organisme, assure le transport du sucre extrait de l'alimentation (le glucose) jusque dans les cellules, où il est transformé en énergie vitale. La concentration sanguine du glucose se situe ainsi à jeun entre 70 et 110 mg/dl, et peut aller jusqu'à 140 mg/dl après un repas1.

Chez les diabétiques, cette concentration reste élevée en raison d'un manque d'insuline, ou d'un manque d'action de l'insuline disponible. On parle également d'une accumulation de sucre dans le sang, qui s'accompagne d'une mauvaise alimentation des cellules.

Conséquence: le corps ne reçoit pas assez d'énergie. Les personnes diabétiques se sentent fatigués et éprouvent une sensation de faim. Le sucre excédentaire est éliminé par les urines (glycosurie). C'est de là que vient le nom de diabète sucré: diabetes mellitus signifie «écoulement sucré comme le miel».

Qu'entend-on par diabète de type 1?

Diabète de type 1

  • Environ 10% des diabétiques
  • Diagnostic généralement posé avant l'âge de 35 ans
  • Apparition soudaine de la maladie sous forme aiguë
  • Manque d'insuline absolu par destruction des cellules ß
  • Cause: maladie auto-immune
  • Traitement: administration d'insuline à l'aide de stylos à insuline ou de pompes à insuline

Le diabète de type 1 apparaît surtout avant la 35ème année, mais les adultes plus âgés peuvent également le déclarer. Généralement, le diabète de type 1 se déclare de façon brutale, avec des symptômes et douleurs apparaissant soudainement: urines plus abondantes (polyurie), soif inhabituelle (polydipsie), perte de poids inexpliquée et fatigue.

L'apparition de cette forme de diabète provient d'un dérèglement du système immunitaire (maladie auto-immune). Les cellules productrices d'insuline (cellules β) du pancréas sont détruites par les antigènes du système immunitaire. Le corps n'est donc plus capable de produire l'insuline dont les cellules ont besoin. Il existe un manque d'insuline absolu, sauf dans les premières semaines ou les premiers mois après la manifestation de la maladie (phase de rémission).

Le traitement fait principalement appel à l'insuline: ce traitement de substitution hormonale devra être pris à vie.

Qu'entend-on par diabète de type 2?

Diabète de type 2

  • Environ 90% des diabétiques
  • Diagnostic fréquemment posé chez les adultes de plus de 40 ans
  • Évolution lente et insidieuse
  • Passe fréquemment inaperçu
  • Au début, sensibilité réduite à l'insuline à laquelle s'ajoute plus tard un trouble de la sécrétion
    d'insuline
  • Causes multiples: surpoids, manque d'activité, facteurs génétiques
  • Traitements: perte de poids, activité, médicaments hypoglycémiants, insuline
  • Apparaît fréquemment en association avec une hypertension artérielle, des troubles du
    métabolisme et un surpoids

Le diabète de type 2 apparaît principalement chez les adultes de plus de 40 ans. Ceci étant dit, de plus en plus d'adolescents ou de jeunes adultes en surpoids développent cette forme de diabète. Le diabète de type 2 associe une sensibilité réduite à l'insuline (insulinorésistance) à un trouble de la sécrétion insulinique. Le glucose présent dans le sang est donc transporté du sang vers les cellules en quantité insuffisante.

Le diabète de type 2 est rarement responsable de troubles métaboliques. Cependant, il provoque fréquemment de graves maladies secondaires1. Hormis les facteurs génétiques, le surpoids, une mauvaise alimentation et le manque d'activité jouent également un rôle important dans l'apparition de cette forme de diabète et multiplient par 5 à 10 le risque de développer la maladie. En cas de surpoids, par exemple, les cellules de l'organisme peuvent devenir résistantes à l'insuline.

Comme traitement, on recommande tout d'abord au malade un changement d'alimentation pour perdre du poids et une augmentation de l'activité physique. Dans la première phase de diabète de type 2, ces mesures peuvent suffire pour retrouver une glycémie normale. Cependant, si l’on ne parvient pas à atteindre un taux de glycémie satisfaisant, on met en place un traitement à base de médicaments hypoglycémiants (antidiabétiques oraux) et/ou d'insuline.